11èmes Rencontres nationales
« Projets artistiques et culturels en milieu rural »

Les actes

Parcours 1 - Détours par la notion « d'exploration sensible des territoires »

Droits fondamentaux et convergences
pour des territoires vivants, robustes et sensibles

Événement national incontournable, les rencontres « Projets artistiques et culturels en milieu rural » sont co-organisées tous les deux ans par l’UFISC, la FAMDT et le CITI, la FEDELIMA, avec l’appui d’autres organisations membres de l’UFISC (THEMAA, FNAR…) et de nombreux autres partenaires institutionnels et associatifs.

L’édition 2025, s’est déroulée les 26 et 27 novembre 2025 et a été accueillie à la MJC Contre-Courant de Verdun (Meuse, Grand-Est), également partenaire de l’événement. 

Coconstruite avec de nombreux partenaires et pensée comme un espace-temps de co-développement, de partage de savoir-faire et de coopérations, cette 11ème édition intitulée « Droits fondamentaux et convergences pour des territoires vivants robustes et sensibles » a exploré plusieurs notions : la robustesse des organisations et des territoires, l’habitabilité et la qualité de vie dans les espaces ruraux, l’effectivité des droits culturels, l’ingénierie culturelle partagée, ainsi que les dynamiques de projets artistiques et culturels portés collectivement dans et par les territoires ruraux.

Autant de perspectives pour poser un regard sensible et démocratique sur les territoires et leurs ressources, et renforcer les coopérations nécessaires à des cultures vivantes, hospitalières et décloisonnées.

Détours par la notion « d'exploration sensible des territoires »

Ce parcours s’est déroulé en deux temps : une balade sensible de repérage dans la ville, avec glanage d’objets, puis un échange nourri autour de la notion de diagnostic sensible, de design de territoires et des multiples témoignages.

Intervenant∙es :

  • Camille Perriol, responsable pôle culturel et artistique de la Communauté de Communes Bruyères Vallons des Vosges
  • Adriana Goepp, artiste designer
  • Simon Frajer, artiste designer
  • Romain Dieudonné, comédien et auteur de la compagnie Astrotapir
  • Anaïs Guedon, conseillère action culturelle et territoriale, référente des départements des Vosges et de la Meuse, DRAC Grand Est

Animation : Réjane Sourisseau, chargée d’études et recherches-action, maîtresse de conférence associée à l’université de Lille, laboratoire GERiiCo

Sommaire de la synthèse

Préambule : marcher et observer

Comment regarder, écouter, sentir, interpréter un environnement, familier ou étranger ? C’est l’exercice auquel ont invité Adriana Goepp et Simon Frajer, deux artistes designers, issus de l’ENSAD (Ecole nationale des arts décoratifs) qui propose un post master intitulé « design des territoires », pour ce parcours thématique des 11èmes rencontres « Projets artistiques et culturels en milieu rural ».

L’atelier a débuté par un échantillon de ce qu’est la pratique d’un regard sensible sur le territoire : carnet en main, le groupe de participant∙es est parti se balader, avec quelques consignes.

Chacun∙e était invité à noter ses impressions, selon quatre axes proposés par Adriana Goepp et Simon Fraser :

  • Trouver une trame dans les espaces traversés,
  • Noter des singularités ou éléments inattendus,
  • Retenir une sensation particulière,
  • Glaner des éléments de la visite.
Les bords de la Meuse, à proximité de la MJC Contre-Courant

Au cours de cette déambulation automnale, le groupe a longé la Meuse, traversé un lotissement ponctué de silhouettes de poilus et de jardins marquant la singularité de leurs jardiniers, surplombé la ville sur un chemin bordé de vergers souvent en friche, avant de redescendre vers la MJC en empruntant une rue à maisons mitoyennes un peu dégradées, puis par le chemin de bord de fleuve.

Revenu∙es avec des plantes, des cailloux, plumes, brindilles, les participant∙es ont déposé leur récolte sur le sol du « club » de la MJC pour mettre en commun les éléments relevés : uniformité et différences dans l’architecture, circulations, végétaux, animaux, paysages…

Ce glanage était ensuite partagé, en « oubliant » les catégorisations proposées.

Le travail des « designers » de territoire que sont Simon Frajer et Adriana Goepp est précisément d’organiser cette masse de données et d’impressions sensible par différentes méthodes.

Études sensibles, design de territoires... de quoi parle-t-on ?

Le principe des "études sensibles" menée dans le Grand Est

Anaïs Guédon, conseillère action culturelle et territoriale, référente des départements des Vosges et de la Meuse pour la Drac Grand-Est a resitué les études sensibles dans leur contexte régional : un travail sur la contractualisation entre la Drac et les collectivités sur l’éducation artistique et culturelle via les CTEAC (contrats territoriaux d’éducation artistique et culturelle). 

Chacun des contrats entre une Drac et une communauté de commune naît d’une demande des élu∙es locaux et commence par une phase de diagnostic, souvent confiée à des cabinets spécialisés qui rassemblent des « données froides » pour parvenir à un rapport concret et chiffré.

Mais le recours à un cabinet représente un coût budgétaire conséquent, et pendant la réalisation de son étude, il se passe concrètement peu de choses pour les habitant∙es.

Partant de ce constat, la Drac Grand-Est a souhaité expérimenter un autre mode de diagnostic qui s’appuie sur des équipes artistiques accompagnées d’un universitaire, une approche sensible sur la manière dont les habitant∙es vivent leur territoire. Les élu∙es ont répondu positivement : « 95% de celleux qui se voient proposer le choix entre une expertise par cabinet ou une étude sensible choisissent l’étude sensible », précise Anaïs Guédon.

Démarche d'évaluation sensible du territoire menée en 2024 dans la Communauté de Communes de Bruyères, Vallons des Vosges

Les études peuvent être montées en amont d’une contractualisation entre Drac et collectivités, ou encore dans le cadre de l’évaluation d’une expérience passée, comme à la Communauté de Communes de Bruyère Vallons des Vosges – 34 communes et 15 000 habitant∙es – déjà territoire d’un CTEAC.

Cette collectivité a souhaité passer par une évaluation sensible pour prolonger son travail sur l’éducation artistique et culturelle, mais surtout « prendre le pouls du territoire, et comprendre le ressenti de ses habitants ».

Camille Perriol a coordonné cette étude sensible via un dispositif réunissant trois binômes d’artistes, invités à six semaines de résidence artistique étalées sur six mois et accompagnés d’un∙e universitaire.

Le design de territoires , initiative de l'ENSAD

La démarche « design de territoires » au sein de l’École nationale des arts décoratifs se déploie dans six lieux du territoire national. Dans le cadre de ce post-master, Adriana Goepp et Simon Fraser ont résidé dix mois consécutifs dans les Vosges, au Pays de Bitche, avec quatre autres concepteur∙ices.

L’objectif du programme est précisément de susciter un déplacement dans la pratique des concepteur∙ices (designers, architectes, paysagistes) en refusant un surplomb de l’intelligentsia parisienne :

« Il s’agit de voir comment des outils appris pendant cinq ans peuvent se retrouver dans d’autres territoires et contribuer à des enjeux sociaux et écologique : l’habiter, le paysage. Cela passe par un travail en immersion totale sur le territoire que l’on habite et où l’on crée des relations humaines. Cela permet des projets plus situés et sincères« , commente Adriana Goepp.

Les études sensibles menées sur le territoire du Grand Est et la démarche de design de territoires de l’ENSAD obéissent à des commandes différentes mais partagent des méthodes et des objectifs : utiliser l’imaginaire et le sensible pour mieux comprendre les attentes de celles et ceux qui vivent sur un territoire et appréhender sa diversité géographique, humaine et non humaine

Quels dispositifs, quels artistes, quels processus ?

Mise en place et « cahier des charges »

Pour chaque étude sensible, la Drac et les collectivités choisissent trois équipes artistiques et un universitaire avec les élu∙es, sans appel à projet, en fonction des spécificités du territoire concerné. « Le Vademecum est très large. La seule exigence vis-à-vis des équipes artistiques est d’entrer en relation par tous les moyens possibles avec les habitant∙es« , précise Anaïs Guédon.

À Bruyères Vallons des Vosges, la collectivité a voulu faire porter l’évaluation non seulement sur l’axe culturel mais aussi l’environnement et le sport. Elle a choisi trois équipes d’artistes très diverses pour ces différentes approches : La Migration, compagnie de cirque en paysage proche du land art, Devers en geste, compagnie de danse contemporaine engagée dans des pratiques écologiques et la plasticienne Morgane Britscher, qui pratique notamment la collecte en paysages, avec pour partenaire universitaire le sociologue Hervé Marchal .

« Les artistes viennent avec des protocoles et des démarches qui donnent une colonne vertébrale à l’expérimentation, précise Camille Perriol. Leur données sensibles croisées à celles des chercheurs donnent des pistes pour la politique culturelle du territoire. À l’arrivée, nous avons souvent des surprises, les études mettent en lumière des choses qu’on ne voit pas ou plus. »

« Le travail des chercheurs, précise Réjane Sourisseau qui a également accompagné une étude sur la communauté de communes Terres d’eau en tant que sociologue, se nourrit des expériences menées par les artistes : on va lire les journaux de bord, voir ce que les artistes trouvent judicieux de travailler avec nous, traiter des récurrences dans ce qu’ils observent, faire des mises en lien et les proposer à des élus qui s’en serviront… ou non. »

Elle souligne l’importance du pilotage : le dispositif pose des questions en permanence, et exige un accompagnement tout du long. Le rôle du coordinateur ou de la coordinatrice est essentiel.

Premiers pas sur le terrain / Témoignages d'artistes

Romain Dieudonné

Romain Dieudonné a-t-il été « accompagné » ? Son récit plein d’humour montre que le pas de côté demandé n’est en rien une évidence pour un artiste.

Comédien et auteur de la compagnie AstroTapir, qui œuvre dans l’espace public, il a intégré le dispositif « parce qu’il faut bien manger, mais aussi trouver de nouvelles pistes de travail qui nous nourrissent . C’était d’autant plus intéressant que diagnostic sensible sonnait comme énigmatique ! ».

L’étude à laquelle il a participé portait sur la Communauté de Communes Seille et Grand Couronné, qui s’étire sur 60 km et 42 communes au nord de Nancy.

Cela n’a pas été la moindre difficulté de la sillonner en vélo : « Le premier jour sur la communauté de communes, j’hésite entre la départementale et le chemin de terre. Et j’ai tout de suite la réponse à la question “Pourquoi les gens ne communiquent pas d’un bout de la communauté de communes à l’autre ?” Parce que les départementales sont des coupe-gorges ! Si tu n’as pas un 38 tonnes tu restes chez toi et tu fais tout par internet, pour peu que tu aies du réseau ! »

Entrer en contact avec les gens n’est pas évident. « C’est l’hiver, les gens à qui tu veux parler sont pressés de rentrer chez eux et comme il faut dormir sur place tu tiens ton journal de bord dans ta petite chambre d’hôte en plein mois de février… Tu fais partie de l’expérience avec ta déprime. Comme je suis comédien, je me suis inventé un personnage : Gaétan Déchanges… Et mon personnage n’a pas tenu une demi-journée. Un bel exemple de décalage entre protocole imaginé et épreuve du terrain ! »

« Il y a le temps d’observation, ajoute-t-il, puis le temps d’action. J’ai commencé par aller voir les gens de manière individuelle. Ils commencent toujours par répondre ”Qu’est-ce que je pourrais vous dire ?” et ça peut durer des heures.

J’ai aussi beaucoup filmé, observé toute la beauté d’un territoire qui souvent n’est pas ressentie par les gens, surtout dans les villages désertés l’hiver. J’allais dans des lieux où je n’interférais pas : à la crèche ou dans un centre de loisirs… C’est d’une richesse extraordinaire, en fait il ne nous faut pas grand-chose à nous artistes pour avoir de la matière !

Ensuite, j’ai eu une phase plus active, mené des ateliers. Un événement a bousculé le processus : la compagnie a joué sur le territoire et des personnes rencontrées sont venues voir le spectacle. Là, je me suis dit qu’il fallait qu’en fait je fasse mon métier. Il fallait que j’arrête de jouer le sociologue, que je n’oublie pas que j’étais un artiste. Et l’universitaire qui nous accompagnait m’a encouragé dans ce sens ! »

Ensuite, j’ai eu une phase plus active, mené des ateliers. Un événement a bousculé le processus : la compagnie a joué sur le territoire et des personnes rencontrées sont venues voir le spectacle. Là, je me suis dit qu’il fallait qu’en fait je fasse mon métier. Il fallait que j’arrête de jouer le sociologue, que je n’oublie pas que j’étais un artiste. Et l’universitaire qui nous accompagnait m’a encouragé dans ce sens ! »

Adriana Goepp et Simon Fraser

Pour Adriana et Simon, les jeunes designers arrivant dans le Pays de Bitche, il faut aussi apprivoiser un territoire où « on est nouveaux et considéré∙es comme Parisien∙nes et ce n’est pas simple d’expliquer notre métier. »

« On n’avait pas de commande ou cahier des charges sinon de s’intéresser au milieu forestier et à la filière bois un peu mise à l’écart par rapport à l’artisanat du verre et cristal très valorisés. Nous sommes arrivés avec pour priorité d’arpenter, de comprendre le territoire, voir qui y habite, de rencontrer les voisins. On a commencé par s’installer en plein centre-ville ; il y a, à Bitche, beaucoup de vitrines vides, donc on les occupait momentanément avec une programmation de goûters, ciné-clubs, petites conférences, et on parlait de la vacance du bâti. On a petit à petit déployé des outils d’enquête, un journal de bord, un système de cartes, une trame avec les différentes unités paysagères, et des calques d’action.

Pied à Terre, occupation d’une boutique vacante dans le centre-bourg de Bitche. Photos : ©Adriana Goepp

Nous avons notamment travaillé sur le clivage entre le pays couvert (forestier) qui enclave le pays de Bitche, et le pays découvert : terres agricoles, plaines, vallées. Les pratiques et habitudes des habitant∙es n’y sont pas les mêmes. On travaillait en pays couvert et on vivait en pays découvert, on étudiait la lisière de ces deux pays. On a éprouvé des dispositifs, modifiés au long de l’enquête, au fur et à mesure qu’on découvrait leurs limites : ateliers avec des lycéen∙nes, avec les enfants, en leur faisant dessiner leur environnement et fabriquer une frise sur l’écosystème global. Plutôt que des données, on a récolté de la matière et si l’outil et le protocole ne donnaient pas de matière, on les changeait. »

Morgane Bristscher

Partie du principe que « Nous sommes constitués des paysages que nous traversons », au-delà de la qualité artistique, porteuse d’un travail sur la qualité des rencontres humaines, Morgane Bristscher, plasticienne partie prenante de l’étude sur Bruyères-Vallons des Vosges, a procédé à une collecte originale… de blagues !

« C’était une parade face au fait de se plaisanter comme plasticienne, ce qui n’était pas toujours compris. Je venais avec mon petit garçon et n’était pas perçue seulement comme une artiste, mais aussi comme maman et habitante. »

Cette collecte de blagues auprès des enfants du territoire, imprévue dans son projet, a brisé la glace ; comme l’ont fait ensuite son travail sur l’industrie textile et le recyclage de vêtements de travail pour créer des drapeaux inédits.

Et après ? Restitutions et suites des expériences

Etudes sensibles : un partage et un après

« Tous les artistes sont paumé∙es, dans toutes les études sensibles, et nous aussi ! », assume Anaïs Guédon. « Et à un moment il y a déblocage. L’intérêt est précisément de cheminer ensemble et l’idéal est de parvenir à ce que les artistes et l’universitaire soient tou∙tes ensemble, au moins par moment, pour travailler sur la complémentarité : solo, collectifs, mode de déplacements différents. »

Comment les études sensibles menées dans une collectivité, ou les expériences de design de territoire chapeautés par l’ENSAD trouvent-elles leur conclusion ? Quelles formes prennent la restitution de ce travail d’enquête ?

Pour les représentant∙es de la Drac et les collectivités pilotes des études sensibles, la question de la restitution est sensible elle-même et se construit, avec les artistes et les sociologues.

Les artistes rencontré∙es tiennent à la dimension artistique de la restitution. « Tu ne t’engages pas si tu n’as pas de spectacle à la fin. Même si ce n’est pas le contrat, tu dois le faire », insiste Romain. Les « pilotes » des restitutions ont parfois tâtonné : faut-il séparer les temps adressés aux élu∙es de ceux destinés aux habitant∙es ? Les restitutions des chercheur.euses de celles des artistes ? Réjane Sourisseau parle d’une journée construite en commun, avec un patchwork d’expériences plutôt qu’un spectacle.

À Bruyères Vallons des Vosges, la restitution s’est fait en deux temps : une restitution officielle et une marche ponctuée par des « récits d’ici » nés de quelques mille rencontres ! Ce qui répond aux questions sur la représentativité des études sensibles.

« On n’est jamais exhaustif, c’est un tableau à l’instant T. Mais on essaie de faire que le panel d’artistes s’intéresse à des gens et des lieux différents, note Anaïs Guédon. Les universitaires remarquent qu’ils reçoivent des paroles qui n’auraient jamais été confiées à un sociologue. Ce travail n’a pas une intention scientifique, il assume la part d’aléatoire qui est de plus en plus occultée dans notre monde. Les personnes ne sont pas « objets d’enquête », mais sujets à part entière dans une relation. Le statut des données doit être clair : elles donnent un rôle à l’intuition. Et quant à la représentativité, c’est dans ces études que l’on voit la participation du maximum de personnes invisibles habituellement ! »

Du design de territoire au développement territorial

Pour Adriana Goepp et Simon Frajer, la restitution a mêlé les moments artistiques et festifs avec un projet de développement au long cours. Ils ont participé au festival des Forêts avec fabrication de masques et avec une Parade Forestière où les gens portaient les masques créés ; et coordonné un travail éditorial.

Ils ont aussi utilisé le résultat du diagnostic qui montrait un manque de formation aux métiers du bois souvent exporté à l’étranger pour lancer un projet d’atelier nomade et sensibiliser les jeunes à ces métiers. Un projet qui devrait trouver une pérennité : « À la suite de nos constats et expériences, on a réuni des artisans par toutes nos rencontres et une fondation et une association des métiers du bois ont été créées, avec l’intention d’ouvrir un futur CFA à Bitche dans un ancien lycée technique. »

Leur expérience est l’une des réponses à la question fondamentale des participant∙es : une étude sensible ou enquête sensible d’artistes, qu’elle soit commandée ou relève d’une autosaisine : « à quoi ça sert ? »

« On entend parfois une frustration des artistes, constate Camille Perriol, qui terminent juste au moment où ils sont rencontrés des gens… Mais les artistes reviennent ! On a lancé l’opération Territoires de culture qui conserve la dimension expérimentale des études. Des équipes artistiques vont travailler sur le territoire pendant trois ans avec une universitaire dans le cadre d’une contractualisation qui met autour de la table les acteurs et actrices culturel∙les, les habitant∙es, les élu∙es dans un GRES (Groupe d’Élaboration Solidaire) , autour de Bruyères-Vallons des Vosges, capitale française de la biodiversité ».

A voir, à lire pour prolonger les réflexions...

La démarche Design des Territoires

  • Le site de Design des Territoires, programme multisitué dédié à l’accompagnement des territoires par le design, avec l’objectif de contribuer à former une génération d’artistes et de designers engagé·es dans la fabrique de l’ »habiter », au cœur de l’action publique et des équilibres du vivant, en accompagnant leurs approches singulières, non pas normatives ni standardisées mais sensibles et situées, à même de coproduire, d’épaissir et de réparer nos relations aux milieux de vie. Il est déployé par l’École des Arts Décoratifs – PSL et le ministère de la Culture, à travers 6 écoles de terrain maillant 6 typologies de milieux : forestier au Pays de Bitche (Grand-Est), insulaire sur la commune de Salazie (La Réunion), littoral à Trégor Goëlo (Bretagne), montagneux dans le Livradois-Forez (Auvergne Rhône-Alpes), rural en Périgord Vert (Nouvelle-Aquitaine) et urbain dans le Grand Paris Sud.
  • Toutes les ressources liées à la démarche Design des Mondes Forestiers à laquelle ont participé Simon Fraser et Adriana Goepp dans le Pays de Bitche (Grand-Est) : https://designdesterritoires.ensad.fr/forestiers

Récits d'initiatives

Quelques outils pour une approche sensible et participative

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Rédaction : Valérie de Saint-Do

Sommaire de la synthèse

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